Mercredi 2 décembre 2009
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La chronique d'Olivier Duhamel
La question du référendum
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L'écoute de la chronique d'Olivier Duhamel ce jour, m'amène à quelques réflexions concernant l'initiative
populaire, plus couramment appelée référendum. Son approche historique est intéressante. Le constat qu'il fait de la tendance perceptible que du populaire on puisse passer au populisme est à
prendre en considération. La question se pose alors de la pédagogie qui sous-tend ces pratiques référendaires. Dans les différentes polémiques soulevées récemment, sur un sujet très
précis, je n'ai pas forcément entendu parler des conditions dans lesquelles la préparation du référendum a été mise en oeuvre. Il me semble pourtant, que cet aspect-là n'est pas
négligeable. Cela passe il faut le dire, par une information loin des polémiques, dans des débats rigoureusement organisés. Ce qui fait qu'un citoyen bien au fait du sujet est à même de
peser le pour et le contre avant de l'exprimer par un vote.
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Les politiques n'ont pas tenu compte des "peurs" , ai-je entendu, ils les ont minimisées. C'est la raison
pour laquelle l'initiative, de populaire qu'elle aurait dû être, serait devenue populiste. Ce serait la tendance actuelle nous précise le chroniqueur, du fait de l'omnipotence des médias. Cela
nous incite d'autant plus à en soigner la préparation dans le but de lutter contre les dérives signalées ou supposées.
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Par ailleurs, une autre éducation reste à faire, celle des politiques lorsque le résultat d'un référendum, n'est pas celui qu'espérait tel gouvernement en place. Les manoeuvres auxquelles ont
conduit cet état de chose, apparaît, à l'éclairage de la vie démocratique, assez contestable. Je veux parler des derniers référendums concernant le Traité européen ancien ou nouveau.
L'hypocrisie qui a consisté à retoquer un nouveau traité quasiment à l'identique, sans tenir compte des points de vue qui avaient conduit à refuser le premier, est assez déplorable. L'entériner
ensuite subrepticement dans le cadre parlementaire, action entièrement liée à la première, l'est tout autant. Cela conduit, c'est certain, à ce que "les Peuples d'Europe" se sentent éloignés de
l'idée même d'Europe, dans la mesure où par de tels procédés, ils ont des difficultés à se l'approprier.
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Surtout si nous constatons que "le Peuple" a de plus en plus les moyens de s'informer, de communiquer, de débattre, notamment sur le Net. L'initiative populaire dans ce cas, en l'utilisant
d'une façon rigoureuse, ne reste-t-elle pas un outil démocratique complémentaire et légitime?
Qu'il faille l'opposer à la représentativité parlementaire serait une erreur, dans la mesure où, face à des décisions ou législations parfois éloignées des contingences du réel, elle
rééquilibre et rapproche du citoyen ce qui est mis en place. Vous aurez compris qu'ici je soutiens la politique des débats parcitipatifs mis en oeuvre dans le cadre de Désirs d'Avenir ou de la
région Poitou-Charentes. Par contre, je rejette un certain débat tronqué, truqué, orienté, passant par les préfectures. Le côté populiste, en l'occurence, prend alors malheureusement tout son
sens et je crois savoir que la majorité de nos concitoyens ne s'y trompent pas..
Par Réale
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